🗞️ La Gazette des Baroudeurs — Numéro 00
Il existe beaucoup de mots nouveaux dans le monde du business en ligne.
Certains éclairent.
D’autres embrouillent.
BrandShipping fait partie de ceux qui interrogent.
On le voit passer de plus en plus souvent, présenté comme une version « plus propre », « plus sérieuse » ou « plus durable » du dropshipping.
Mais est-ce vraiment un modèle aligné avec une recherche de liberté douce ?
Et comment se compare-t-il à l’affiliation ou aux produits digitaux ?
Cet article n’a pas pour but de vendre quoi que ce soit.
Il sert à poser les choses calmement.
À redonner de la clarté.
Le BrandShipping est une évolution du dropshipping classique.
Dans le dropshipping traditionnel :
– on vend des produits génériques
– souvent sans identité forte
– avec peu de différenciation
Dans le BrandShipping :
– on ne vend plus seulement un produit
– on vend une marque
– un univers, un message, une promesse
Le produit est toujours expédié par un fournisseur.
Mais le client a l’impression d’acheter auprès d’une vraie marque, identifiable et cohérente.
Sur le papier, c’est plus propre.
Et souvent, c’est vrai.
Il faut être honnête : le BrandShipping corrige plusieurs défauts du dropshipping classique.
Il permet :
– une meilleure confiance côté client
– une valeur perçue plus élevée
– parfois une fidélisation
– la construction d’un actif revendable
Pour des personnes qui aiment :
– le commerce
– la gestion
– la création de marques visibles
c’est un modèle cohérent.
Mais il a un coût invisible.
Même avec une belle marque, le BrandShipping reste du commerce physique.
Cela implique :
– des livraisons
– des délais
– des retours
– du service client
– une dépendance aux fournisseurs
– une nécessité de trafic constant
Ce n’est pas un jugement.
C’est une réalité structurelle.
La charge mentale est bien plus élevée qu’on ne le dit.
Et surtout :
la liberté dépend du bon fonctionnement permanent de la chaîne.
L’affiliation fonctionne autrement.
On recommande un produit ou un service existant.
Quand une vente est réalisée via son lien, une commission est versée.
Avantages :
– pas de produit à créer
– pas de logistique
– pas de SAV
– une mise en place rapide
C’est souvent le premier modèle qui permet de respirer financièrement.
Mais là aussi, il y a une limite.
On dépend :
– des plateformes
– des règles
– des offres
L’affiliation est douce.
Mais elle n’est pas souveraine.
Les produits digitaux changent profondément la nature du travail.
Un produit digital, c’est :
– un savoir
– une expérience
– une méthode
– une transmission
Une fois créé :
– il n’y a pas de livraison
– pas de stock
– peu ou pas de SAV
– des marges élevées
Le temps de travail est majoritairement concentré au début.
Ensuite, le système fonctionne de manière beaucoup plus calme.
C’est souvent là que naît la vraie liberté douce.
| Modèle | Charge mentale | Dépendance | Liberté réelle |
|---|---|---|---|
| BrandShipping | Élevée | Fournisseurs | Moyenne |
| Affiliation | Faible | Plateformes | Bonne |
| Produits digitaux | Très faible | Faible | Très élevée |
Il n’y a pas un modèle unique.
Mais il existe des équilibres.
Pour beaucoup de personnes :
– l’affiliation apporte le mouvement
– le digital apporte la stabilité
L’un nourrit l’autre.
Sans surcharge.
Sans agitation permanente.
Dans cette logique, le BrandShipping devient optionnel.
Pas central.
À La Tribu des Baroudeurs, la liberté n’est pas une promesse marketing.
C’est une recherche de :
– clarté
– rythme juste
– sécurité intérieure
– autonomie progressive
Un modèle économique n’a de valeur que s’il respecte la personne qui le porte.
Pas l’inverse.
Le BrandShipping peut être pertinent.
Mais il n’est pas universel.
Dans une quête de liberté douce :
– moins de charge mentale
– plus de sens
– plus de maîtrise
les modèles digitaux et l’affiliation choisie avec soin offrent souvent un chemin plus apaisé.
Avancer lentement.
Mais avancer juste.
C’est aussi ça, l’esprit de la Tribu.
Si tu avances avec ces questions, tu es déjà au bon endroit.
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