Si tu devais réécrire ta vie, tu garderais quoi vraiment ?
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Si tu devais réécrire ta vie, tu garderais quoi au final ?
Des fois, je ressens ce truc bizarre où j'ai juste envie de tout foutre en l'air et de repartir de zéro. Changer de rythme. Tout plaquer. Prendre une autre direction.
On appelle ça réécrire sa vie, se réinventer, renaître... des grands mots quoi. Mais honnêtement, derrière tout ça, y'a surtout de la fatigue. La fatigue d'avoir accumulé plein de trucs sans jamais vraiment me demander si je les voulais.
Et si la vraie question c'était pas "comment je recommence ?", mais plutôt "qu'est-ce que je veux absolument garder ?"
L'envie de tout balancer
Quand j'imagine réécrire ma vie, spontanément je pense à ce que je voudrais effacer. Les conneries. Les détours inutiles. Les phases où je comprenais rien. Les choix que j'ai faits pour les mauvaises raisons.
Je me dis que ça serait mieux si c'était plus fluide, plus logique, plus... propre.
Mais cette envie de tout effacer, c'est aussi une façon d'éviter de regarder ce qui a vraiment eu de la valeur. Parce que même dans les périodes où c'était le bordel, il y a eu des trucs importants. Discrets, pas spectaculaires, mais essentiels.
Ce qui reste quand tout le bruit s'arrête
Si j'enlève les attentes des autres, le "faudrait que", les comparaisons permanentes sur Instagram, il reste quoi ?
C'est rarement les grandes réussites qui me viennent en tête. Ni mon CV. Ni mes performances.
C'est plutôt :
- vivre à un rythme où je peux respirer
- des moments de silence sans culpabiliser de rien faire
- des relations où je me sens moi-même
- la sensation d'être aligné, même si personne ne valide
Ces trucs là font pas de bruit. Ils se mesurent pas. Ils se racontent mal en soirée. Mais c'est eux qui rendent ma vie vivable.
Avant d'ajouter, savoir ce qu'on veut garder
On vit dans un monde où il faut tout le temps ajouter. Plus de projets. Plus d'objectifs. Plus d'opportunités.
Personne nous dit jamais de faire l'inverse : identifier ce qu'on ne veut surtout pas perdre.
Pourtant, c'est là que ça devient clair.
Quand je sais ce que je veux préserver — ma manière d'habiter le temps, être vraiment présent, ma liberté intérieure — plein de choix deviennent plus simples. Pas faciles. Mais cohérents.
Réécrire sans renier
Réécrire ma vie, ça veut pas dire faire comme si rien ne s'était passé. Ni gommer mes erreurs. Ni faire disparaître les détours.
C'est plus doux que ça : relire mon parcours honnêtement, et décider consciemment de ce que j'emporte avec moi.
Y'a des choses qui ont pas besoin d'être améliorées. Elles ont juste besoin d'être protégées.
La lenteur comme repère
Pour tout ça, aller lentement m'aide vachement. Ça me permet de faire la différence entre ce qui est essentiel et ce qui est juste urgent. Ça me donne l'espace pour écouter ce qui, au fond, je sais déjà.
Vouloir réécrire ma vie en mode speed, c'est juste répéter les mêmes schémas. Prendre le temps de garder l'essentiel, ça change vraiment tout.
Une question toute simple, mais puissante
"Tu garderais quoi vraiment ?" – ça a l'air de rien comme question. Mais elle est redoutable.
Elle demande pas de réponse immédiate. Elle exige pas d'action concrète tout de suite. Elle invite juste à un petit déclic intérieur.
Et souvent, ce déclic suffit pour que j'avance différemment.
Commencer par là
Avant de vouloir tout transformer, avant de planifier, optimiser ou reconstruire, je trouve ça apaisant de commencer simple :
reconnaître ce qui compte déjà.
Ce qui mérite d'être gardé. Ce qui mérite du respect. Ce qui mérite de venir avec moi dans la suite.
Réécrire sa vie commence pas par une page blanche. Mais par un tri honnête et bienveillant.
Et des fois, juste ça, ça suffit pour que le reste se mette en place tout seul.
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